L’homme et les plante médicinales.

Depuis son existence sur terre, l’homme a entretenu d’étroits rapports avec le monde végétal. L’utilisation des plantes au niveau nutritionnel a été fondamentale pour lui. Mais également, l’être humain a su très tôt utiliser sous différentes formes, les plantes pour soigner la maladie.

La médecine par les plantes se développa au fil des siècles et des cultures.  Les plus anciennes traces écrites remontent à la Chine, l’Inde, la Mésopotamie et l’Égypte ancienne. Le papyrus Ebers, daté de  quelque 1600 ans avant J.-C., outre les méthodes de diagnostic, présente environ 800 préparations à base de plantes et de minéraux.

En Grèce, Théophraste considéré comme le père de la botanique, rédigea au IVe siècle avant JC l’histoire des plantes, où il présente les propriétés de plusieurs centaines de végétaux.

La période romaine où Dioscoride, médecin grec de l’armée de Néron, répertoria dans l’ouvrage De materia medica, environ six cents plantes, ouvrage qui restera une référence jusqu’à une époque très avancé : et Galien célèbre médecin exerçant à Rome développa et systématisa la fabrication des médicaments à base de végétaux.

 

La médecine arabe permit aux connaissances antiques de survivre au déclin de l’Empire romain. Elle fit connaître à l’Occident diverses plantes orientales, dont de nombreuses épices, ainsi que  la distillation l’emploi de l’alcool et la préparation de sirop à base de sucre de canne. Le perse Avicienne, vers l’an mille, rédigea le Canon de la médecine qui influença pendant des siècles la médecine européenne.

La médecine européenne se développa tout au long du Moyen-Âge dans les abbayes dont l’un de rôles était de soigner la population. Puis furent créées les premières facultés de médecine ouverte ouverte aux laïques, dont les plus célèbres, l’école de Montpellier, de Padoue, et surtout de Salerne sur de l’Italie.

Qu’est-ce que la phytothérapie

La phytothérapie c’est utilisé les propriétés médicinales des végétaux sous forme de préparations dites « galéniques » afin de soigner ou de prévenir les maladies. Ces préparations galéniques mettent à la disposition de l’organisme des ensembles complexes de principes actifs, sans que l’on sache précisément quelles molécules sont ainsi extraites d’une plante ou d’un ensemble de plantes.

Les plus connues sont les tisanes (infusion, décoction, macération). Les formes liquides sont aussi employées (teinture, alcoolature, alcoolat, hydrolat) ainsi que des poudres obtenues par pulvérisation, cryobroyage, nébulisat ou autre méthodes (le plus souvent utilisées sous formes de gélules ou de comprimés), des suspensions intégrales de plantes fraîches (SIPF), des extraits de plante fraîche standardisés (EPS), des sirops, des suppositoires, etc…

La pharmacopée moderne

 

Au cours du siècle des lumières, l’esprit scientifique s’appliqua également à la phytothérapie que l’on voulut rationaliser. Au début du XIXe siècle, on parvint à isoler la morphine de l’opium, la strychnine (poison violent) de la noix vomique et la quinine (antipaludique et analgésique) de l’écorce de quinquina.

La notion de principe actif, substance considérée comme responsable de l’activité des végétaux bouleversa rapidement la médecine par les plantes. Les principes isolés présentés l’avantage d’être facilement dosable, d’agir rapidement et d’être utilisés en grosses  quantités. Ainsi se développa la puissante industrie pharmaceutique que les plantes médicinales jugées peu actives et peu fiables, étaient écartées des thérapeutiques en place.

On constata que les principes actifs isolés et les molécules de synthèse provoquaient des effets secondaires que n’avait pas le végétal utilisé dans son intégrité.

La Phytothérapie

Les autres usages des plantes médicinales

Plusieurs formes nouvelles d’utilisation de plantes à des fins médicinales, ont vu le jour  et pris  de l’ampleur.

L’AROMATHÉRAPIE

Qui utilise les huiles essentielles distillées des plantes, pour les maladies infectieuses notamment. Cependant, il faut être prudent et précis dans leur utilisation, car un mauvais usage de ces substances extrêmement concentrées peut être très dangereux. Certaines huiles essentielles sont caustiques ou neurotoxiques.

LA GEMMOTHÉRAPIE

Selon les travaux du  Docteur HENRY médecin belge en 1970, il remarqua que le tissu embryonnaire des bourgeons et des jeunes pousses regroupe la totalité des divers principes actifs de la plante, accompagnés de substances spécifiques.

On utilise la Gemmothérapie à des fins curatives des macérats glycérinés de bourgeons frais d’une vingtaine de plantes ligneuses (cassis, pin, figuier, etc…). Les bourgeons fraîchement cueillis sont soumis à l’action extractive de l’eau, de l’alcool et de la glycérine. L’eau dissout les minéraux, les vitamines hydrosolubles, les flavonoïdes et les tanins. L’alcool extrait les alcaloïdes, les glucosides, les vitamines liposolubles, les essences et les acides gras. La glycérine extrait certaines essences, les phénols et les gommes et stabilise le mélange.

LES ELEXIRS FLORAUX

Mis au point par le Dr Edward BACH au début du XXe siècle en Angleterre permettent de traiter l’état émotionnel du patient afin de l’aider à retrouver son équilibre psychique. Suivant sa théorie, les fleurs des plantes sélectionnées transmettent leurs qualités à l’eau sur laquelle on les met à flotter, en exposant l’ensemble au soleil. Les extraits sont ensuite stabilisés par de l’alcool. On appelle ces remèdes « les Fleurs de BACH ».

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